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    Élections TPE : la CNT candidate

      

    Pour participer à la campagne : 06 02 34 06 29 ou aquitaine@ouvaton.org

      

     

    Taillé(e)s et corvéables pour l’Exploitation ?

    Aujourd’hui, il nous est demandé, à nous travailleuses et travailleurs des petites entreprises, de choisir une organisation syndicale qui devrait nous représenter...
    Or ce n’est pas un hasard si les TPE ont les faveurs des patrons et des politiques et si les syndicats y sont très peu présents. Dans les TPE règne la surexploitation car sous prétexte que le patron est visible on ne devrait pas compter nos heures. S’il est vrai que les patrons, en nous licenciant, nous font à chaque fois profiter de leurs revers de fortune, ils sont bien rares à répartir les bénéfices que nous créons.
    Par la sous-traitance, les TPE servent au grand patronat à contourner leurs accords d’entreprise, fruits de luttes sociales passées, plutôt favorables aux salariés. Les salariés des TPE perdent en salaire social ce qui gonfle les bénéfices des donneurs d’ordre. Avant la nouvelle loi de 2008 sur la représentativité syndicale, les gros syndicats n’avaient pas pour objectif de nous syndiquer, nous, les travailleurs des petites entreprises, car nous comptions alors pour du beurre. Qui s’en rappellera au moment du vote ?

    Unis dans nos industries !

    La CNT fonctionne en syndicats d’industries (BTP, presse, hôtellerie- restauration, transports, etc.), où se réunissent ensemble salariés des TPE, des PME et des grands groupes.
    Les patrons, quant à eux, se disent concurrents, mais se syndiquent au MEDEF ou à la CGPME pour mieux exploiter leurs salariés isolés. Face à cette concurrence et à l’isolement, opposons nos valeurs de solidarité et de fraternité !

    Les problèmes des salariés sont nos problèmes !

    Comme eux, nous subissons de plus en plus difficilement ce travail ennuyeux, stressant, qui nous fait attendre le week-end dès le lundi, qui nous « donne » un salaire si bas qu’il annonce la fin du mois au 15, qui nous impose des temps de transport qui éloignent de la famille, des brimades et du harcèlement à connotations racistes ou sexuelles. Pour résister, nous mettons en place des permanences juridiques gratuites, des caisses de secours mutuel, des coopératives de production et de consommation, des actions culturelles basées sur l’échange, la découverte et l’entraide. Car nous ne voulons plus de cette surconsommation individuelle vers laquelle on nous pousse pour relancer la croissance d’un système malade et vorace, dont nous sommes les seules victimes.

    Se syndiquer et agir avec la CNT !

    Si les élections changeaient la vie, ça ferait longtemps que voter serait interdit. Au-delà de l’avertissement que représente le vote CNT aux politiques, aux patrons et aux syndicats qui leurs servent la soupe, notre syndicalisme ne peut se satisfaire d’un seul résultat dans les urnes, même si c’est un succès.
    Il importe que toutes et tous se syndiquent, afin de se savoir épaulés par un groupe de camarades solidaires. Ce n’est qu’en mutualisant nos efforts dans les luttes que nous construirons les moyens de notre émancipation.